CONNAITRE LA CHATAIGNERAIE CEVENOLE
    .La châtaigneraie à fruit 

Usages traditionnels                                                               Accueil   Carte



Les pratiques dépendent énormément des sites, des variétés, des habitudes, de l’âge de la châtaigneraie, des surfaces, des moyens et du temps disponible. 
La récolte est la période la plus intense, de septembre à novembre, mais elle est aussi perçue comme source d’une grande activité sociale.

De plus en plus souvent, elle est faite avec des filets tendus sous les arbres. Les châtaignes sont éboguées et triées en fonction de leur destination, parfois à l’aide de machines possédées en commun. 
          

Elles sont séchées dans les clèdes (elle perdent environ 2/3 de leur poids) pendant 4 à 5 semaines. Elles étaient ensuite décortiquées au moyen du pisaïre et vannées au tarare (lle vantaïre), opérations qui se font maintenant avec des machines motorisées. 
Elles sont ensuite triées pour être utilisées comme châtaignons, les bajanas, ou bien moulues en farine ou conservées pour l’alimentation des animaux.

Les châtaignes peuvent être aussi réservées à la consommation ou à la vente en frais, ou transformées en atelier ou à la maison en divers produits (confiture, purée, préparations diverses). 

Notons que la production de farine est d’origine assez récente en Cévennes, contrairement à d’autres régions comme la Corse où elle faisait partie de l’alimentation traditionnelle.


Il existe environ 130 variétés de châtaignes en Cévennes, (180 en comptant l’Ardèche), dont la taille et le goût sont très différents. 

Une grande diversité existait sur les anciennes propriétés, en fonction de l’usage qu’on leur réservait (châtaignons, fruits frais, animaux, etc.). On a tendance aujourd’hui à regrouper les variétés selon les utilisations. 

Tous les fruits sont des châtaignes. Le terme de marron est réservé à des variétés dont un faible pourcentage de fruits sont cloisonnés intérieurement. 

A part l’encre (phytophtora) et le chancre (cryphonectria parasitica, ex-endothia) qui atteignent l’arbre, les fruits peuvent être attaqués par deux insectes parasites, le carpocapse et le balanin, et par des maladies (pourritures noire et brune). 


Des recherches sont en cours pour lutter contre ces maladies et ces parasites.

Les Chemins de la Chataîgne    
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